KikouBlog de Bambi - Novembre 2008
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Archives Novembre 2008

état des lieux à Villepreux

Par Bambi - 16-11-2008 20:00:11 - 19 commentaires

Le réveil sonne à 7h50, yawn, on s’est couché à peine - après une petite soirée chez des amis passée à dansouiller en talons haut et robe de soirée. Quand je mets ma tenue de course il n’y a que le vernis rouge sur mes ongles comme indice de cette soirée, les Mizuno, le maillot du club vert, le short et la casquette grise font plutôt rustique, euhm sportif.

Ce matin on retourne à Villepreux, endroit où j’ai couru le 24h lors du Téléthon il y a un an à peine. Cette fois il ne pleut pas et le vent est assez faible, mais la grisaille nous accueille, normal, on est mi-novembre.

9h, on passe prendre le petit neveu qui fera le 2km avec Tiga, moi je suis inscrite sur le 10km.

Pas d’attente aux dossards, je tombe sur une ancienne de mon club et on part s’échauffer ensemble en faisant un tour sur le parcours. Le parcours est constitué par une boucle plutôt roulante, assez urbaine, qu’on devra faire quatre fois. L’ipod est avec moi afin que je ne meurs pas d’ennuie.

On s’arrête prêt du départ du 2km pour que je puisse prendre Tiga et mon neveu en photo mais les deux ne sont pas là. Quand le coup de feu est donné je vois deux coureurs arriver en flèche – eh ben, ils ont raté le départ et rattrape maintenant leur retard, à l’arrivée ils sont bien placés, ils ont réussi à remonter plus que la moitié des coureurs, bravo mes champions.

Tiga remporte même la première place chez les V1.

 


 

Chaque course, 5km et 10km comporte un premier départ handisport, super idée de faire participer tout le monde à la fête, même lors des petites courses des villages.

 


 

Le départ du 10km est donné, je suis un peu la motte qui part un peu trop vite pour mon goût, d’ailleurs c’est quoi mon goût en ce moment ?

 

 


 

C’est exactement ça que je suis venu tester sur cette petite course, n’ayant pas couru de 10km depuis ma reprise il y a quinze mois je manque de repère, vaux-je 48min, 47min, 44min ?

 

Au bout de 1 km et demi couru à une vitesse « agréable » (sans forcer) je regarde l’accéleromètre pour la première fois : 4’22 ’’ au kilo, ben ça me va, je continue alors. Le parcours est assez plat, une mini descente où on peut accélérer à fond, un petit faux plat et une petite montée à la fin. Assez sympa, mais peu de public, la météo n'aideant pas pour attirer les foules.

 


Mais il y a Tiga et Marc qui me voient passer à chaque tour.

 

On passe bcp d’intersections – tout est bien sécurisé, les bénévoles sont très très nombreux sur le parcours et nous encouragent gentiment. Je tiens assez bien mon rythme, vers la mi-course ça glisse un peu vers du 4’32’’ mais je relance assez facilement sans souffrir, de toute façon il ne faut pas trop pousser une semaine après Nice-Cannes. A 2km de l’arrivée j’estime de devoir passer en 46 min et j’accélère un chouia pour retrouver du 4’20/25’’ histoire de passer en 45 min et des brouettes. Tout le long je me souci absolument pas des féminines qui me doublent ou que je double, je cours ma course à mon rythme.

 

Dernière montée, à 500m de l’arrivée, pour faire semblant j’accélère un peu et quand j’aperçoit le grand chrono à l’arrivée je vois que je passe largement en dessous des 45min, glop. Quelle bonne surprise. Un nouveau repère, 44 min sur 10km me convient, une bonne base pour commencer les cross. Et un nouvel objectif un peu ambitieux pour le printemps prochain, je sens que je peux commencer à pousser un peu, et ça me plaît, bcp…à suivre. 

 


 

Ah oui, j’ai fini deuxième senior, avec une chouette médaille, merci Villepreux, je reviendrai ! Merci aussi au bénévoles villepreusiens, tjrs aussi pro et nombreux à rendre nos courses sympas.

 

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Garfield

Par Bambi - 14-11-2008 23:50:17 - 9 commentaires

enfin retrouvé une photo du jeune Garfield

 

 

Garfield était né dans la cuisine de maman Leones restaurant italien, il aime la lasagne dès son premier jour.  Selon son père, il pesait pratiquement 4kg livres à sa naissance, malgré cela, il est parvenu à s'adapter dans un lit minuscule.

 

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Parcours touristique sur le Marathon des Alpes-Maritimes

Par Bambi - 10-11-2008 16:11:05 - 18 commentaires

un petit récit à chaud du Marathon des Alpes-Maritimes qui s'est déroule hier entre Nice et Cannes.
On est arrivé jeudi soir et on en profité pour faire le parcours en voiture ; les premiers 20km de l'ultra plat, par contre du très "bosseux"/vallonné et "faux-plateux" entre le 20km (entrée dans la vielle ville d'Antibes) et le 39ème km (la dernière ligne droite sur la Croisette est plate, youpie).
Suite à cette reconnaissance du parcours j'ai abandonné dès vendredi toute ambition de chrono et ai gardé comme seul objectif de me faire plaisir avec un service minimum qui permet une qualif pour Boston (ce Marathon étant un des trois marathons en France qualificatifs pour Boston avec Paris et La Rochelle). Ça fait un peu mal mais parfois rester raisonnable est.. ben plus raisonable.
Voici la course elle même : superbe départ sur la Promenade des Anglais sous un beau soleil (un peu gla gla le matin quand même), on longe la Prom, premier ravito devant l'aéroport, on continue, défilent St Laurent du Var, Cagnes sur Mer, Villeneuve Loubet Plage et hop on rentre dans Antibes, d'ici là j'ai fait tranquillou 5min/km (ravito inclus), toute seule avec mon ipod sur les oreilles ça fait un peu clip vidéo, MTV animé en quelque sorte. Je me fait doubler par pas mal d'amis de kikourou, bcp entre eux que je vais retrouver plus tard dans la course.
Ça se gâte à l'entrée de la vielle ville d'Antibes, un des endroits le plus jolis du parcours, mais très étroit et du coup je dois slalomer entre ceux qui s'arrêtent pour prendre des photos, ceux qui contemplent le magnifique panorama derrière eux (le Parc de Mercantour enneigé) et ceux qui s'arrêtent tout court.
Ensuite suivent 3km de faux plats descendants et montants le long des criques coté est du Cap d'Antibes qui nous amènent au km 25, là où le parcours devient franchement pénible. Entre temps je galope tranquillou au cardio en restant pile poil en dessous de mon seuil. Je double déjà ceux qui sont partis trop vite. Il commence à faire chaud, le soleil tape, pas une brise. Je ne regrette pas d'avoir mis ma casquette blanche (au lieu de la noire que je mets habituellement) et mes lunettes de soleil. Au ravito c'est tjrs deux gobelets d'eau.
Double bosse méchantissime avec une montée sur La Garoupe (26.5km), suivi par 4km de faux plats juste à l'entrée de Juan le Pins, je tombe déjà sur les premiers kikoureurs qui s'étirent au bord de la route (et ça avant le 30ème). Superbe ambiance dans Juan le Pins, bcp de monde est venu nous encourager, une ambiance de l'Alpe d'Huez. 
Suivent 2km plat (ouf) le long de la Mer, sur le plat je suis tranquillou à 5min10 - 5min20 au kilo, j'ai le temps, pas le peine de se presser, profitons du panorama. Malgré ma vitesse d'escargot, personne m'a doublé depuis le km 25 et je dois slalomer pour pas écraser ceux que je laisse derrière moi. En 16 marathons je n'ai jamais vu autant de casse aussi tôt, bcp marchent déjà, ou trottinent clairement marqué par l'effort et/ou la chaleur. Les ambulances sont bien remplies, les secouristes ne chôment pas.  

 
Dernière bosse à la sortie de Golfe Juan pour récupérer la nationale qui nous amènent à Cannes, là aussi bcp de monde nous attend deja, excellente ambiance. Suivent quelques km de vagues bien ondulantes sauvagement patte casse pour une fin de marathon. Je reste scotchée au cardio et continue à doubler. Hop, on rentre dans Cannes, ça descend, un petit tunnel bien comme il faut pour sortir les derniers grains d'énergie des cuisses des coureurs.
On arrive enfin à La Pointe Croisette, du tout plat juste qu'à l'arrivée que l'on peut apercevoir au bout de la baie. Une foule humaine très dense nous acclame (énorme autant d'enthousiasme), je continue à trottiner à mon allure ballade - par contre du jamais vu sur les derniers km d'un marathon, au moins un coureur sur dix marche, pas mal sont assis par terre en s'étirant etc.
J'arrive pile poil dans les temps pour les qualif de Boston (3h45min10sec pour une limite 3h45min59sec au temps officiel) du vrai service minimum. J'en suis que très moyennement fière, voir pas du tout.
Il est beau ce parcours, vraiment chouette, les bénévoles sont nombreux, les secours efficaces, le tout est bien organisé et le public était vraiment top comme la météo. Bon comme d'hab dans les courses niçoises ça manque cruellement de WC au départ mais ils comprendront le jour où ils auront marre de trouver la plage dans un état dégue le lendemain.
Un marathon qui attira encore bcp de monde pour sa beauté et l'efficacité de son organisation.
Voili voilou, avec un goût amer de m'avoir inscrit au mauvais marathon mais un temps de recup qui sera très court et une qualif pour Boston 2009 je retourne gambader dès ce matin.

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Météo J-3

Par Bambi - 06-11-2008 08:30:13 - 1 commentaire

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19 ans déjà - le monde change

Par Bambi - 05-11-2008 16:28:04 - 4 commentaires

La chute du Mur      

En 1989, la situation géopolitique change. Les Soviétiques annoncent leur retrait d'Afghanistan sans victoire. Au mois de mai Mikhaïl Gorbatchev en visite à Bonn promet au chancelier allemand Helmut Kohl d’ouvrir les frontières lors d’une promenade le long du fleuve Rhein. Plus tard, au printemps, la Hongrie ouvre son « rideau de fer ». En août, Tadeusz Mazowiecki, membre de Solidarnosc, devient Premier ministre de Pologne. Certains observateurs pensent qu'une contagion de liberté va gagner aussi les Allemands. A la fin de l'été, les Allemands de l'Est se mettent à quitter le pays par centaines, puis par milliers, sous prétexte de vacances en Hongrie, où les frontières sont ouvertes. En trois semaines, 25 000 citoyens de la RDA rejoignent la RFA via la Hongrie et l'Autriche. À Prague, à Varsovie, des dizaines de milliers d'Allemands de l'Est font le siège de l'ambassade de RFA. En RDA, la contestation enfle. Les églises protestantes, comme celle de Saint Nikolai à Leipzig, accueillent les prières pour la paix. Elles sont le germe des manifestations du lundi à partir de septembre. 20 000 manifestants défilent dans les rues de Leipzig le 2 octobre 1989. Mikhaïl Gorbatchev, venu à Berlin-Est célébrer le quarantième anniversaire de la naissance de la RDA, indique à ses dirigeants que le recours à la répression armée est à exclure. Malgré une tentative de reprise en main par des rénovateurs du Parti communiste, les manifestations continuent : un million de manifestants à Berlin-Est le 4 novembre, des centaines de milliers dans les autres grandes villes de la RDA.Cinq jours plus tard, une conférence de presse est tenue par Günter Schabowski, membre du bureau politique du SED, retransmise en direct par la télévision du centre de presse de Berlin-Est, à une heure de grande écoute. À 18h57, vers la fin de la conférence, Schabowski lit de manière plutôt détachée une décision du conseil des ministres sur une nouvelle règlementation des voyages, dont il s'avère plus tard qu'elle n'était pas encore définitivement approuvée, ou, selon d'autres sources, ne devait être communiquée à la presse qu'à partir de 4h le lendemain matin, le temps d'informer les organismes concernés : « Les voyages privés vers l'étranger peuvent être autorisés sans présentation de justificatifs — motif du voyage ou lien de famille. Les autorisations seront délivrées sans retard. Une circulaire en ce sens va être bientôt diffusée. Les départements de la police populaire responsables des visas et de l'enregistrement du domicile sont mandatés pour accorder sans délai des autorisations permanentes de voyage, sans que les conditions actuellement en vigueur n'aient à être remplies. Les voyages y compris à durée permanente peuvent se faire à tout poste frontière avec la RFA. »Question d'un journaliste : « Quand ceci entre-t-il en vigueur ? »

Schabowski, feuilletant ses notes : « Autant que je sache — immédiatement. »

 Grâce aux annonces des radios et télévisions de RFA et de Berlin-Ouest, intitulées : « Le Mur est ouvert ! », plusieurs milliers de Berlinois de l'Est se pressent aux points de passage et exigent de passer. À ce moment, ni les troupes frontalières, ni même les fonctionnaires du Ministère chargé de la Sécurité d'État responsables du contrôle des visas n'avaient été informés. Sans ordre concret ni consigne mais sous la pression de la foule, le point de passage de la Bornholmer Straße est ouvert peu après 23h, suivi d'autres points de passage tant à Berlin qu'à la frontière avec la RFA. Beaucoup assistent en direct à la télévision dès cette nuit du 9 novembre et se mettent en chemin. C'est ainsi que le Mur de Berlin tombe dans la nuit du jeudi 9 au vendredi 10 novembre 1989, après plus de 28 années d'existence. Cet événement a été appelé dans l'histoire de l'Allemagne die Wende (« le tournant »).Cependant le véritable rush a lieu le lendemain matin, beaucoup s'étant couchés trop tôt cette nuit-là pour assister à l'ouverture de la frontière. Ce jour-là, d'immenses colonnes de gens et de voitures se dirigeaient vers Berlin-Ouest. Les citoyens de la RDA sont accueillis à bras ouverts par la population de Berlin-Ouest. Un concert de klaxons résonne dans Berlin et des inconnus tombent dans les bras les uns des autres. Dans l'euphorie de cette nuit, de nombreux Ouest-Berlinois escaladent le Mur et se massent près de la porte de Brandebourg accessible à tous, alors qu'on ne pouvait l'atteindre auparavant. En apprenant la nouvelle de l'ouverture du Mur, le Bundestag interrompt son emploi du temps à Bonn et les députés entonnent spontanément l'hymne national. Le 9 novembre 1989, les Berlinois entament la destruction du Mur par tous les moyens (pioche, marteau, etc). Présent à Berlin, le violoncelliste virtuose Mstislav Rostropovitch, qui avait dû s'exiler à l'Ouest pour ses prises de position en URSS, vient encourager les démolisseurs (appelés en allemand Mauerspechte, en français « piverts du mur ») en jouant du violoncelle au pied du Mur. La photographie de cet événement deviendra célèbre.Le 9 novembre a été évoqué pour devenir la fête nationale de l'Allemagne, d'autant qu'elle célèbre également la proclamation de la république de Weimar en 1918. Toutefois, c'est aussi la date anniversaire du putsch d'Adolf Hitler (9 novembre 1923), ainsi que celle de la Nuit de cristal, le pogrom anti-juif commis par les nazis le 9 novembre 1938. Le 3 octobre (jour de la réunification des 2 Allemagnes) lui a donc été préféré. 

Organisation de l'espace urbain berlinois après la chute du Mur

La chute du Mur a changé considérablement le trafic de l'agglomération. On circule sans problème d'est en ouest sur des réseaux métropolitain, ferroviaire et de bus totalement modernisés au cours des années 1990. La bande frontière se reconnaît encore bien aujourd'hui par les grands espaces vides, comme sur des parties de la Bernauer Straße ou le long de la Vieille Jakobstraße. La large trouée entre les deux ex-Murs s'appelle actuellement la « piste des Murs ». Dans ce centre ville précédemment densément construit, cette piste a pour sa plus grande partie été convertie en espaces d'utilité publique. Il comporte également des parcs et des lieux commémoratifs du Mur. C'est aussi dans l'ancien no man's land que la nouvelle gare centrale a été inaugurée le vendredi 26 mai 2006. La Potsdamer Platz, cœur du Berlin chic et bourgeois d'avant guerre et devenue un vaste terrain en friche, au cœur du no man's land, symbolise le désir de retrouver l'unité de la ville. Sa reconstruction est en passe d'être achevée. Les immeubles construits par Renzo Piano, Richard Rogers et Helmut Jahn frappent par leur élégance et offrent un remarquable échantillonnage d'architecture contemporaine. La semaine, les salariés des bureaux et les ouvriers des chantiers y côtoient les touristes. Le week-end, la Potsdamer Platz est déjà l'un des lieux les plus fréquentés de Berlin.Pourtant, le Mur, c'est-à-dire le clivage entre Berlin-Ouest et Berlin-Est, est toujours là. À l'Ouest, les autorités ont tenu à préserver des marques du passé nazi de la ville comme la ruine de l'église commémorative de l'empereur Guillaume (Kaiser Wilhelm), surnommée « dent creuse » par les Berlinois. Le Reichstag, incendié en 1933 et devenu une ruine en 1945, n'a pas été reconstruit entièrement à l'identique. La coupole en verre conçue par Norman Foster symbolise la démocratie allemande qui se veut résolument transparente. À l'Est, la RDA n'a laissé subsister aucun trait du nazisme. Aujourd'hui, ce passé est rappelé dans le quartier juif où la synagogue a été reconstruite.Sur le plan architectural, les deux parties de la ville sont également très différentes. Berlin-Ouest comporte de vastes espaces de campagne car son enclavement passé dans la RDA a été un puissant frein à son expansion démographique et économique. En revanche, la RDA, dont Berlin était la capitale, a voulu faire de la ville une vitrine du socialisme avec l'Alexanderplatz et par la construction de banlieues "grandiosement répétitives". La statuaire socialiste est toujours présente de ci, de là à Berlin-Est avec Marx, Lénine, la faucille et le marteau. Le palais de la république des années 1950, construit à la place de l'ancien palais impérial détruit en 1950 sur l'ordre de Walter Ulbricht, rappelle aussi le temps du régime communiste. Il est toutefois à son tour en voie de destruction.La partition de la ville avait fait perdre à Berlin sa place de grande métropole industrielle. Depuis la chute du Mur, le développement économique de Berlin reste modeste et inférieur aux espoirs. L'île des musées, anciennement à Berlin-Est, est devenue un haut lieu touristique mais les commerces ne se sont pas développés autour. Il n'y a même pas de kiosques à journaux. En revanche, un marché périodique vous propose essentiellement tous les restes de la période socialiste (insignes militaires, sculptures miniatures de Lénine)[].Le Mur de Berlin laisse donc dans l'histoire architecturale, économique, comportementale, démographique des traces certaines malgré les milliards d'euros dépensés pour relever Berlin depuis 1989 et bien que la ville exerce de nouveau la fonction de capitale de l'Allemagne. 

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Météo J-5

Par Bambi - 04-11-2008 20:30:46 - Aucun commentaire

Météo J-6

Par Bambi - 03-11-2008 22:05:21 - 1 commentaire

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Belle leçon de derision ou Jeff Koons à Versailles

Par Bambi - 02-11-2008 16:52:40 - 6 commentaires

Jeff Koons, le roi du néo-popà la cour du Roi-Soleil


 

Après avoir tourné un bon miliers de fois autour du chateau de Versailles Bambi et Tiga se sont décidé d'aller le visiter de l'interieur comme des vulgaires touristes avec en supplement l'expo de Jeff Koons.

Mais d'abord un peu de théorie :

Jeff Koons est un artiste américain né le 21 janvier 1955 à York en Pennsylvanie, actuellement l'artiste vivant vendu le plus cher aux enchères avec Balloon Flower (Magenta) vendu 12 921 250 £ (soient 16 343 000 € avec les frais de vente) par Christie's à Londres le 30 juin 2008. Il est actuellement classé 54eme artiste en produit de vente aux enchères pour l'année 2008. Mais est-ce que prix euivaut talent artistique ?

Après avoir été longtemps trader à Wall Street, Jeff Koons se lance dans l'art « en tant que vecteur privilégié de merchandising ». Ses œuvres sont réalisées dans un atelier avec de nombreux assistants. Il ne réalise aucune œuvre lui-même mais impulse des idées qu'il fait exécuter par ses collaborateurs professionnels.

Son Inflatable Rabbit, lapin gonflable réalisé en inox en 1986, et ses Balloon Dogs sont aujourd'hui reconnus par les plus grands collectionneurs, dont François Pinault, comme des œuvres emblématiques de la fin du XXe siècle. L'art de Jeff Koons peut être considéré comme le point de rencontre entre plusieurs concepts : les ready-mades de Marcel Duchamp, les objets du quotidien démesurés de Claes Oldenburg et l'aura médiatique d'Andy Warhol ; l'artisanat d'art et l'imagerie populaire. L'iconographie qu'il utilise est un catalogue de la culture populaire, non seulement américaine mais aussi mondiale.

Il s'approprie des objets et essaie de comprendre « pourquoi et comment des produits de consommation peuvent être glorifiés ». Tout au long de sa carrière, il a utilisé toutes sortes d'articles populaires, d'abord des aspirateurs et des ustensiles électroménagers enfermés dans des caisses de plexiglas et éclairés de néons, puis des ballons de basket en suspension dans des aquariums (grâce à l'aide du Dr. Richard Feynman, Prix Nobel de Physique), puis des bibelots rococo, des souvenirs de bazar (lapins gonflables, bergères ou petits cochons en sucre, Michael Jackson en porcelaine.), enfin et surtout des jouets et des objets intimement liés à l'enfance.

En 1991 Koons se marie avec l'actrice porno italienne Ilona Anna Staller, dite Cicciolina, avec qui il fait des œuvres provocatrices qui le rendent célèbre auprès du grand public. Le couple divorce en 1994, deux ans après la naissance de leur fils Ludwig.

 Le site de Jeff Koons

 

L'expo: 17 oeuvres emblématiques de l'artiste ont pris place dans les appartements et les jardins du Château de Versailles : du salon d'Hercule à l'escalier de la Reine, chaque oeuvre occupera une pièce. Les plafonds ornés de fresques mythologiques ou guerrières, les murs surchargés de tapisserie, tableaux et dorures serviront d'écrin aux créations de l'artiste américain.
    

S'inspirant d'objets prosaïques de la culture populaire, de banals bibelots kitschs et de jouets d'enfants bon marché, ses sculptures aux reflets métalliques refléchiront joyeusement le décor rococo du château. Clownesques et pleines d'allusions sexuelles, les oeuvres apporteront un peu de dérision à la pompe royale et à l'esprit de sérieux voulus par le Roi-Soleil.

Selon Jeff Koons, l'environnement baroque de Versailles est un cadre idéal pour renforcer le caractère philosophique de ses oeuvres, sur le pouvoir, l'amour, le temps. Louis XIV et Versailles sont pour lui un symbole de raffinement et de lumière. L'intérêt de l'artiste pour Versailles n'est pas nouveau. En 1986, non sans dérision, il a réalisé un buste de Louis XIV en acier inoxydable et non en marbre, matière noble et traditionnelle. Le buste sera exposé dans la chambre du Roi.


 

 

Le parcours versaillais commencera avec Balloon Dog (Magenta), l'énorme chien ballon à la légèreté illusoire. Déjà exposé à Venise devant le Palazzo Grassi, Balloon Dog reproduit un chien fait d'un ballon noué. Haut d'environ trois mètres, il posera devant le « Repas chez Simon » de Véronèse et sous le plafond représentant l'Apothéose d'Hercule peint par François Lemoyne.

 

Suivront «Bear and the Policeman", l'ours et le policier britannique, faisant partie du Banality show de 1988.  Sculpture en bois peinte de plus de deux mètres de haut, l'ours en peluche à l'air bonasse pose paternellement son bras sur l'épaule d'un policeman et s'apprête à souffler dans son sifflet. C'est une parodie des souvenirs très kitschs que les touristes achètent. Le couple est dans le salon de la Guerre, ce qui est approprié pour un gardien de l'ordre, peut-être moins pour un ours.
 

 

  "Rabbit" (1986) le célèbre lapin argenté est inspiré d'un jouet gonflable. En acier inoxydable poli, le salon d'Abondance se reflètera sur son corps brillant.
« Les objets gonflables, bien sûr, sont une métaphore des gens; pour moi, ils sont une métaphore de la vie et de l'optimisme. L'image la plus morbide que je connaisse est celle d'un objet gonflable qui s'est effondré. » déclare Jeff Koons. Pour ne pas affronter la mort des jouets gonflables, l'artiste les pérennise en métal increvable et imputrescible.

 

   « New Hoover convertible »: les aspirateurs Hoover sont des ready-made (comme l'urinoir de Marcel Duchamp) mais ils sont enchâssés dans une vitrine de plexiglas bordée de néons. Les appareils ménagers seront exposés dans l'antichambre du Grand Couvert. Koons écrivait en 1980 qu'il y montrait la sexualité à la fois mâle et femelle: «  Il y a des orifices et des parties phalliques. »

 

   «  Lobster » un homard en aluminium polychrome et chaîne d'acier de 145 cm de long, de 2003. Inspirée d'une bouée de plage, elle sera dans le salon de Mars,  « À la place d'un des lustres, je suspendrai ­Lobster comme un acrobate accroché à un trapèze, comme une vision incongrue sortie du Moyen Âge. »

 

 

  « Large vase of Flowers », le  vase de fleurs, 1991, collection Dakis Joannou. Jeff Koons écrit à propos de « Large Vase of Flowers »: « Il y a 140 fleurs. Elles sont très sexuelles et fertiles.” Le vase ornera la chambre de la Reine qui deborde de volupté.

 

  « Moon » une lune argenté de trois mètres de diamètre en acier inoxydable trônera au bout de la Galerie des Glaces, créant d'étranges perspectives. Les miroirs anciens, récemment rénovés, de la Galerie multiplieront l'image de Moon qui elle-même reflètera sur sa surface brillante les visiteurs, les miroirs et les dorures à l'infini. La symbolique de Versailles est construite sur le mythe du soleil; Moon sera son contrepoint.

 

 Le comble du mauvais gout.   « Michael Jackson and Bubbles », représente, grandeur nature, le chanteur avec son singe favori. La peau exagéremment blanche du chanteur crée un sentiment de malaise. De la série Banality (1988), la porcelaine peinte, polychrome et dorée à la feuille d'or,  allie le kitsch et l'hyper-réalisme. Fabriquée en Chine sous la supervision de l'artiste, c'est l'une des plus grandes porcelaines au monde.  Elle est dans le salon de Vénus.

 

   "Pink Panther" (1988) est une porcelaine de 1 mètre sur 52 cm. C'est la rencontre de deux univers: une femme blonde peu vétué enlaçe la panthère rose, un personnage de dessin animé. L'oeuvre sera exposée dans le salon de la Paix . "Ces deux pièces renvoient à l'art de la porcelaine et de la dorure célébré partout à Versailles, mais aussi à sa qualité sexuelle et à sa liberté magnifiée."

 

Un ironique autoportrait de l'artiste sera  dans le salon d'Apollon. Alors que le buste de Louis XIV est en acier inoxydable, celui de Koons est en marbre!
 

 Provocatrice et ludique, il est certain que l'exposition fera parler d'elle. Les amoureux du Grand Siècle seront sans doute scandalisés de voir le prestigieux château de Versailles envahi par des oeuvres contemporaines clinquantes d'un mauvais goût assumé.

Il a réussi son pari: Capter l'harmonie du lieu, y insérer ses pièces avec un sens de la proportion et de l'homothétie".

Bref, créer une abstraction en disposant ses objets d'art hyperdécoratifs, pour ne pas dire kitchissimes, dans le Palais du décor absolu.

L'intrusion des loufoqueries koonesques dans les décors de Charles Le Brun, porte certains nerfs à vif. C'était prévisible. Au coeur de l'été, avant même le début de l'exposition, ce choc des cultures avait déjà provoqué quelques poussées d'adrénaline et d'eczema.

Christine Albanel a reçu une pétition assassine, émanant de l'obscure Union Nationale des ecrivains de France, exigeant son annulation.

 Allez-y si l'ironie vous démange !

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